SONNAY en pays RoussillonnaisVillage de 1232 habitants (recensement complémentaire 2002), il s’étend sur 1417 hectares dont 803 en surface cultivable. Situé à mi-chemin entre BEAUREPAIRE et ROUSSILLON, sur la route des villages fleuris, SONNAY essaie chaque année d’être à la hauteur des prix qui lui ont été attribués (plusieurs fois premier au concours départemental des villes et villages fleuris). Tout en préservant son passé et son patrimoine, SONNAY vit pleinement au présent avec notamment une vie associative foisonnante (17 associations communales et intercommunales), témoin de la vitalité et de la forte intégration de ses habitants, mais aussi par la présence de 37 commerçants et artisans. Un peu d’histoire : Cliquer pour agrandirLa fontaine du villageDe l’an IV à l’an XIII de la république, la commune de SONNAY fait partie du canton de Chanas. Ensuite et encore aujourd’hui, elle est intégrée au canton de ROUSSILLON.
L’étymologie du nom de notre village a plusieurs interprétations, mais dans son ensemble, le mot «SONNAY» indique une présence d’eau. En l’occurrence «Sonne» pour le ruisseau ou torrent, suivi du suffixe «ay» synonyme de «hydro», «aygues» d’origine grecque.
A l’époque romaine, la « Sône » (sonitus aquaé) désigne le murmure de l’eau.
C’est le ruisseau ou torrent la sonne qui a donné son nom à notre paroisse et à partir de 1795 à notre commune. Ce ruisseau prenait sa source au pied du Mont-félix. Vers la fin du 15ème siècle, cette source torrentielle prend soudainement un passage souterrain, ne laissant en surface qu’un faible débit. Le Blason : Cliquer pour agrandirNotre BlasonIl comporte trois éléments :
- Un Dauphin : emblème de la province vendue en 1346 par le dernier Dauphin de Viennois (Humbert II) au Roi de France à la condition que le gouverneur de ses terres soit le fils aîné du roi. Le Dauphiné devint par la suite l’apanage de l’héritier du trône de France qui prit alors le titre de Dauphin. Il semblerait que la région ait hérité son nom de défauts de prononciation et de transcription du mot « Delphini », surnom donné aux assiégeants de Delphes en Macédoine (590 av J.C.), dont les descendants se seraient installés dans notre région.
- Un bâtiment représentant les thermes romains de SONNAY.
- La vierge noire du quartier « le Plan » telle qu’on la voit aujourd’hui dans un château de l’Ain. Histoire de la Vierge Noire Il existait une église dans le quartier de Saint-Sulpice où probablement se trouvait une vierge noire, réplique de celle du Puy en Velay. Elle fût enterrée lors des guerres de religion dans un champ, près d'un fossé, à côté de la ferme, et ce à une date inconnue.
Elle a été retrouvée par un laboureur et installée à la ferme. Lorsque les propriétaires de cette ferme, la famille Jourdan d'Anjou, ont souhaité l'installer dans leur château, la légende dit que les bœufs attelés au chariot transportant la statue refusèrent de passer les limites de la propriété. Elle ne pût être déplacée que lorsqu’une copie en plâtre fût déposée dans la maison. La nouvelle Vierge noire Cliquer pour agrandirLa dernière Vierge noireLa vierge de substitution restée au Plan fut brisée lors d'une chute.
Les familles Robert, Giray et Brunet, actuels occupant de la ferme, ont fait vœu de remettre une Vierge noire afin de perpétuer cette histoire.
C'est ainsi qu'une Vierge noire en noyer d'une hauteur de 80 cm a été sculptée par René Piquemal, un artiste de la région. C'est elle qui est en photo ci-contre.
D'après l'enquête sur le patrimoine, la ferme du Plan date de 1430. C'est une des plus vieilles maisons du Dauphiné. En savoir plus La majeure partie des informations sus-citées sont tirées du Livre du défunt Albert FLASSEUR.
Celui-ci, "Mémoires de mon village, Sonnay en Dauphiné" est disponible à la bibliothèque de Sonnay. N'hésitez pas à le consulter pour en apprendre plus sur votre village. |